Je fais partie des personnes qu’on appelle, à risque pour le cancer de sein. Pourquoi ? Parce que m’a mère a lutté deux fois contre cette chipie. Alors les médecins à chaque check-up n’hésitent pas à me rabâcher toutes les précautions à prendre en amont, afin de faire un dépistage précoce, et agir au plus vite au cas où. La réalité est que le cancer du sein fait plus de ravages qu’on ne le croit. Alors en ce mois d’Octobre rose, je me suis dis que je ne serais pas en accord avec moi-même, si je finissais le mois sans en parler. Avant de vous parler des statistiques qui donnent froid dans le dos et des précautions que préconisent l’OMS j’aimerais vous raconter mon histoire (enfin celle de ma mère à travers moi).
“La seule chose qui me “gênait” était de la voir sans chevelure. Je n’avais alors aucune idée de tout ce qu’elle traversait dans le silence et dans la prière”
C’était un peu après mon 17e anniversaire, mes parents nous annoncèrent que maman avait le cancer du sein, et devait quitter le Burkina Faso (notre pays), pour aller se faire soigner au Ghana. A l’époque il s’y trouvaient les meilleurs traitements. Après mon succès au Bac, je la rejoignit au Ghana, pour passer du temps avec elle et faire une formation intensive d’anglais. Mon innocence de l’époque, et ses efforts surhumains pour ne rien laisser paraître, faisaient que je ne voyais rien de changé en elle. La seule chose qui me “gênait” était de la voir sans chevelure. Je n’avais alors aucune idée de tout ce qu’elle traversait dans le silence et dans la prière. Nos journées étaient ponctuées de moments où elle m’apprenait ses compositions personnelles et on les chantait toute la journée. Des chansons pleines de foi et d’espérance qui réfletaient alors la profonde prière de son âme : être guérie de cette maladie. Et Dieu nous exauça !!! Quelques mois plus tard, pour leur anniversaire de mariage, mes parents convolaient joyeusement vers le Burkina, des rêves d’actions de grâce pleins le coeur.
“C’était son choix, son pas de foi et nous l’avons tous respecté”
Mais voilà, 2 ou 3 ans après, cette chipie est revenue. Cette fois ma mère décida de faire le combat autrement. Elle refusa tous les soins, et combattait uniquement dans la prière avec plusieurs frères et soeurs partout dans le monde. C’était son choix, son pas de foi et nous l’avons tous respecté. Cette démarche lui a permis d’être au plus près du coeur de Dieu; de savoir qu’il pouvait la guérir, mais la rappellera quand même à lui pour sa promotion céleste et qu’il fallait qu’elle s’y prépare. Dans le secret, elle a donc appreté ses affaires, rangé sa maison. En témoigne ses écrits dans ses carnets. Un matin du 17 février 2011, sur le parking du Restaurant Universitaire de la ville où j’étais en étude en France, mon frère m’annonçait que notre mère était un Ange dans le Ciel.
Un combat à mener ensemble, parce que cela nous concerne toutes.
Alors que nous savons que c’était le plan divin de la rappeler à son repos, je ne peux m’empêcher d’être sensible à cette cause du cancer pour deux choses :
- Pour sensibiliser aux difficultés liées au quotidien avec cette maladie (ou son traitement)
- Parce que je suis une potentielle victime comme 1 femme sur 8 dans le monde, et que je suis la gardienne de ma soeur (en Christ ou non)
Je vous donne rendez-vous mercredi prochain, pour vous parler des choses à faire concrètement pour rester en alerte (sans développer une psychose non plus) par rapport à cette maladie.
Challenge Octobre Rose pour toi :
- Apprendre à faire l’auto-palpation des seins, et en parler à une sœur autour de toi. Pour t’y aider tu peux regarder cette vidéo ici.
A mercredi !
Angie
Merci pour ce témoignage. Je n’ai pas les mots pour exprimer ce que je ressens quand je pense à cette maladie. Je prie que le Seigneur équipe chacune pour la combattre.
Tu es une femme merveilleuse !
Amen merci à toi Lili pour ton ouverture également. Tu es une femme de merveille . Bises
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